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Devenir courtier en prêt professionnel : Comment faire ?

Dans la conjoncture actuelle, trouver des financements n’est pas une tâche facile pour les entrepreneurs. Cependant, d’après le baromètre KPMG-CGPE paru en mars 2017, les besoins en financements des PME et TPE ont connu une légère hausse de 2 points à 49 % en France. De plus, 70 % des chefs d’entreprises estiment faire face à au moins une mesure de durcissement des conditions d’octroi de prêt bancaire. Par ailleurs, l’application des accords de Bâle III préconisé jusqu’en 2019 risque d’accroître cette tendance.

Aussi, les entreprises font appel à des courtiers en prêts professionnels pour trouver des solutions de financement adaptées. En effet, disposant de l’expertise et du savoir-faire nécessaire ces courtiers sont plus à même de trouver et négocier auprès des banques les taux les plus intéressants. De plus en plus sollicité et offrant un revenu confortable, la profession de courtier en prêt professionnel séduit de plus en plus.

Courtier en prêt, quésaco ?

Le courtier en crédit est un professionnel du commerce de produit bancaire, notamment de crédit. Il exerce des activités d’intermédiation en opération de banques et services de paiement. Indépendant, il exerce uniquement en vertu d’un mandat client. Déclinant ainsi tout mandat d’un établissement de crédit ou de paiement.

Fonctions

La fonction principale d’un courtier en prêt professionnel est de trouver le crédit le plus approprié aux besoins d’un client donné. Pour cela, il réalise une étude évaluant les besoins et le profil d’emprunteur du client par rapport au marché du crédit. Aussi, le courtier doit travailler en étroite collaboration avec des établissements de crédit. De ce fait, il peut proposer à ses clients des taux adaptés tout en gérant les risques.

Bon à savoir : Les courtiers en prêt professionnel interviennent à la demande de clients professionnels. À savoir, les PME, artisans, commerçants et autres professions libérales.

Statut juridique

Les courtiers en crédit endossent le statut d’IOBSP (intermédiaire en opérations de banque et en service de paiement). Ce statut est posé par l’article L.519-1 du Code monétaire et financier. L’intermédiation en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) étant définie par l’article L.519-1 | 1er alinéa du code monétaire et financier. Celui-ci stipule que toute activité consistant à présenter, proposer ou aider à la conclusion des opérations de banque est considérée comme une IOBSP. De plus, cela inclut également la réalisation de travaux et de conseils préparatoires.

Parmi, les catégories de IOBSP existant, le statut de courtier en crédit correspond au COBSP (Courtier en opération de banque et services de paiements). Le COBSP n’exerce son activité qu’en vertu d’un mandat client.

Réglementation

Les IOBSP, et les sous-catégories qui s’y apparentent ont l’obligation de s’inscrire dans un registre unique d’immatriculation. Ce registre est tenu par l’ORIAS (Organisme pour le registre des intermédiaires en assurances). Ceci permet de rassurer les professionnels qui désirent recourir à un courtier en prêt. Effectivement le registre est accessible à quiconque veut vérifier l’inscription et l’identité professionnelle d’un courtier.

Rémunération du courtier en prêt professionnel

Selon l’article L 519-1 du code monétaire, la rémunération du courtier se fonde sur un pourcentage du prêt. Par conséquent, elle se fait après le versement effectif des fonds prêtés au client.

Indépendant ou franchisé ?

La profession de courtier en crédit est idéale pour les employés de banque, de la finance ou des assurances souhaitant exercer en tant que freelance. Néanmoins, pour disposer d’un réseau de partenaire fiable et d’une plus grande visibilité, il est parfois nécessaire de passer par les franchises de courtier en crédit professionnel.

Comment devenir courtier en crédit professionnel ?

De plus en plus de gens souhaitent devenir ou se reconvertir en courtier de crédit. Néanmoins, pour pouvoir exercer ce métier en tant qu’activité principale la validation d’une formation professionnelle est requise. Des organismes de formation proposent une formation professionnelle de 150 heures pour les IOBSP. L’arrêté du 9 juin 2016 régit les programmes proposés lors de ces formations.

Pour les personnes souhaitent se reconvertir, elles doivent être titulaires d’un diplôme niveau 2 dans l’une des spécialités de formations suivantes :

  • 122 (économie)
  • 128 (droit, sciences politiques)
  • 313 (finance, banque, assurance)
  • 314 (compatibilité, gestion)

Par ailleurs, les personnes disposant d’une expérience professionnelle préalable dans des fonctions liées à la réalisation d’opérations de banques ou de services de paiement sont également éligibles :

  • 2 ans comme cadre (salarié), 3 ans avant l’immatriculation
  • 4 ans comme salarié (non-cadre), 4 ans avant l’immatriculation
  • 5 ans comme travailleur non-salarié, 5 ans avant l’immatriculation

Toutefois, une attestation de fonction sera nécessaire pour justifier l’expérience professionnelle.

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